LE CAS DU BANGLADESH

Dès le début de sa création en 1971, le Bangladesh, pays d’Asie du Sud, a érigé la réduction de la croissance de sa population comme priorité nationale. Avec des indicateurs clairement définis et intégrés au plan national, le pays a réduit son taux de fécondité de 6,8 à 2,6 enfants par femme entre 1975 et 2005.

L’engagement du gouvernement Bangladais et l’adoption de politiques de population comme la mise en œuvre de programmes de planification familiale, l’éducation des femmes ou les améliorations de la mortalité infantile ont été déterminants dans la réduction de la fécondité. Ce pays dont le contexte religieux rencontre des défis similaires à ceux des pays du Sahel- manque de connaissance sur la planification familiale, préférence pour les grandes familles, faible statut et mobilité des femmes, et accès limité à la planification familiale-, a fait l’objet de nombreuses études sur sa rapide transition démographique et l’élaboration des politiques relatives à la baisse des taux de fertilité.

L’implication des chefs religieux et communautaires, des ONGs et des universités, entre autres, ont permis la mise en œuvre de politiques appropriées et de mobiliser les citoyens, afin d’amorcer un dialogue cohérent sur les questions de population et la planification familiale. Les chefs religieux ont joué un rôle clé dans la compréhension et l’acceptation des politiques de population. L’utilisation de certains passages de textes religieux a notamment servi à renforcer les messages et poursuivre le dialogue sur la place de planification familiale dans l’Islam.

Dans les villages, le travail de sensibilisation a contribué à une augmentation significative de l’utilisation des services et produits de santé de la reproduction par les femmes mariées. La mise en exécution de campagnes médiatiques ciblant les hommes et les femmes dans les milieux ruraux et urbains, ont réduit la stigmatisation, changé les mentalités et les comportements sociaux. Avec la diffusion d’informations sur les méthodes de planification familiale, leur utilisation s’est accrue, générant une demande croissante en services et produits de santé reproductive.

SWEDD en action

Accès pays

6 pays du Sahel sont concernés par l’initiative : Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad. L’objectif est de permettre à ses principales bénéficiaires,
les femmes et les jeunes filles, d’être autonomes et de pouvoir prendre des décisions qui contribueront, de façon durable, au développement de leurs
communautés.

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